Optiques

Dans cette partie sur les notions d’optique, nous ne parlerons que des miroirs de télescopes et non pas des objectifs de lunettes astronomiques. Un résumé des différentes formules optiques se trouve en bas de page.

Tout d’abord en observant la tache de diffraction d’une étoile, qui permet de savoir si l’optique est bien corrigée de l’aberration de sphéricité. Le moyen est très simple à mettre en oeuvre puis-qu’ il s’ agit d’observer l’aspect que prend la tache de diffraction en position intra-focale et en position extra-focale, voici quelques aspects que l’on rencontre le plus fréquemment :

Position intra focale – mise au point – position extra focale

Premier cas, le meilleur bien sûr, les images intra et extra focales
sont identiques, l’optique est bien corrigée de l’aberration de sphéricité, l’anneau extérieur est toujours plus épais que les anneaux intérieurs.
Deuxième cas, le plus fréquent, en position intra-focale le dernier anneau est irisée et donc beaucoup plus épais, en même temps les anneaux intérieurs deviennent plus flou, ce cas est un défaut de bord rabattu, bien sûr cet aspect sera plus ou moins prononcé suivant l’importance du défaut.
Troisième cas que l’on trouve principalement sur des télescopes
de l’industrie dont les optiques sont en principe sphériques et fabriquées à la machine, nous trouvons l’effet inverse, c’est à dire un bord relevé.

Si vous avez le premier cas vous devez pouvoir apercevoir la tache d’Airy en effectuant une bonne mise au point et si le ciel le permet vous verrez l’étoile entourée de un ou deux anneaux, ne pas hésiter à pousser les grossissements jusqu’à 600 ou 800 fois. Si le premier test est positif on peut passer au second test, observation sur une planète, de préférence Jupiter. Choisir une nuit avec de bonnes conditions (ciel transparent et peu de turbulences ) même si il y a un peu de turbulence, il y a toujours quelques trous et si à ce moment là, il y a des détails qui vous sautent aux yeux c’est déjà prometteur! De toutes façons, là aussi pousser le grossissement au minimum à 400 fois, ne pas oublier d’effectuer une bonne collimation du système optique, la planète doit avoir des contours nets, plusieurs bandes doivent être visibles, on doit sans forcer voir des détails dans les bandes principales et bien sur voir différentes teintes de couleurs sur la planète.
Si le miroir ne présente pas de défauts au niveau de sa forme d’ensemble, cela ne veut pas dire que l’ image sera bonne pour autant, il y a un autre aspect qui favorise ou non l’image, c’est celui de l’état de surface. Si sur la planète peu de détails sont visibles, que l’on n’a du mal à faire la mise au point, que la planète diffuse de la lumière autour d’elle, que l’ont à un certain manque de contraste et un manque de couleur, l’optique à un problème au niveau de l’état de surface. Les deux principaux problèmes sont le mamelonnage et le micromamelonnage. Le mammelonnage est facilement repérable à l’ appareil de Foucault ( à condition d’avoir une source lumineuse assez puissante), il se présente sous forme d’ irrégularités sur la surface du miroir.

Sur cette image le miroir présente du mammelonnage

assez important.

Ici un miroir ne présentant pas de mammelonnage,

la surface est douce et régulière.

Le micrommamelonnage est décelable en remplaçant le couteau de l’ appareil de Foucault par une lame de phase.

Le même miroir que sur la photo du haut,
le micrommamelonnage est parfaitement visible
ainsi que des rayures.
Au contraste de phase la surface reste lisse,
ici le miroir est au alentour de 5 angströms.
Les différents critères:

L’opticien, lorsqu’il fabrique une optique, doit lorsqu’il fait le travail de finition respecter certains critères. Il doit amener la forme d’ensemble de l’optique à certaines valeurs tout en essayant au maximum de limiter tous les petits accidents de surfaces (rayures, mamelonnage et micromamelonnage), voici les différents critères imposés:

  • Le critère Rayleigh: c’est celui qui définit le pouvoir séparateur d’une optique.
  • Le critère de Couder: tous les rayons lumineux en provenance de toute la surface du miroir doivent converger à l’ intérieur du disque d’Airy.
  • Le critère de Françon: stipule que l’optique doit être à lambda/16 au minimum.

Pour satisfaire tous ces critères la théorie nous impose des formes à donner aux surfaces optiques. Cas pour les miroirs de télescopes Newton: Dans la plupart des cas, un miroir de télescope ne donnera pas de bonnes images au foyer si on laisse la surface optique sphérique.

  • Cas du miroir sphérique

Le problème avec un miroir sphérique c’est que tous les rayons issus de la surface optique n’arrivent pas au foyer au même endroit, ce défaut sera d’autant plus accentué que le rapport F/D du miroir sera court, c’est ce que l’on appelle l’aberration de sphéricité. Les rayons issus du bord du miroir vont arriver sur l’axe du miroir avant les rayons issus du centre du miroir, le foyer s’étale donc et il ne sera pas possible de faire la mise au point, l’image restera flou ! Pour résoudre ce problème l’opticien aura un recours, celui de déformer la surface, c’est la parabolisation. Le principe est d’évaser le miroir selon des valeurs bien précises, pour que tous les rayons lumineux en provenance de la surface optique arrivent dans un point de quelques microns de diamètre.

  • Cas d’ un miroir parabolique

La déformation sur la surface optique est ici fortement amplifiée, dans la réalité la parabole engendrée sur la surface de l’optique est de l’ordre de quelques microns. Cette courbure doit être très précise et être parfaitement régulière sur l’ensemble de la surface du miroir.

  • Cas du secondaire cassegrain:

Un secondaire cassegrain est un véritable miroir, au même titre que le miroir primaire. La précision de cette petite pièce doit être aussi bonne que le miroir principale. Son rôle est de récupérer tous les rayons lumineux du grand miroir et de multiplier le rapport F/D du primaire dans de bonnes proportions et ainsi d’avoir des rapports d’agrandissement multiplié par 4, 5 ou même 6. Là aussi si nous laissions ce miroir convexe sphérique l’image serait mauvaise au foyer du cassegrain. Le miroir primaire est corrigé pour donner de bonnes images en son foyer Newton et non au foyer du cassegrain. Là encore il va falloir déformer la surface du secondaire dans des proportions très précises, c’est ce que l’on appelle l’hyperbolisation, cette déformation est l’inverse de la parabolisation, cette fois-ci il ne s’agira pas d’évaser le miroir mais le contraire. Les déformations sont fortement amplifiées pour la compréhension.

Les principaux défauts des miroirs en reprise

L’aspect visuel du miroir :

– Nombres de rayures, (quelques rayures ne dégradent pas toujours l’image).

– Les micro rayures peuvent si elles sont trop nombreuses amener un problèmes de diffusion .

– Les écailles, peuvent amener un problème d’astigmatisme local que nous verrons plus loin dans ce chapitre.

Le gris : La présence de gris en trop grand nombre peut entraîner de la diffusion et donc une baisse de contraste, ceci peut être dut a un polissage trop rapide ou a un doucissage qui n’as pas respecté les temps de passe entre chaque grain.

 

  • Aberration de sphéricité

 

  • Astigmatisme

L’astigmatisme (constaté assez rarement) peut être une vraie cause de problème car rendant difficile toute mise-au-point au foyer du télescope. Comme en ophtalmologie cela entraîne à la vision une déformation des courbes sur le plan focal.

Le grand diamètre

Le diamètre maximum des miroirs fabriqués par SkyVision, actuellement limité à 500 mm, va augmenter en 2014 avec l’ajout d’un nouveau poste de polissage pour le travail sur des optiques allant jusqu’à 800mm.

En ciel profond, le grand diamètre (avec des optiques de qualité bien sûr) est toujours un avantage. En apportant plus de lumière, en permettant aussi de grossir plus les images. Par exemple, une nébuleuse planétaire peut être vue à 450 fois avec un 300 dès que les conditions le permettent en apportant un luxe de détails dans le plus grand confort, ce que ne pourra jamais faire un plus petit diamètre.

En planétaire, et contrairement à certaine idée reçue, le grand diamètre (toujours de bonne qualité!) montre plus de choses qu’un plus petit diamètre, même s’il s’agit d’une lunette apochromatique ou fluorite ! L’image peut apparaître moins stable quand le ciel est turbulent mais il y a autant de détails visibles. De plus, ces détails sont vus avec nettement plus de lumière ce qui permet une meilleure perception des couleurs. Dès que le ciel se stabilise, le plus grand diamètre écrase littéralement les plus petits en laissant exprimer tout son pouvoir séparateur. Lors de la superbe opposition de Mars de 2003, un prototype SkyVision a été mis en parallèle avec une lunette en verre super ED. Si l’image était incontestablement très belle dans cette lunette, elle restait loin derrière ce que montrait notre prototype. Si nous avions besoin d’être convaincus sur les capacités d’un grand diamètre de qualité en planétaire, c’était chose faite de brillante manière !
Lors d’une autre rencontre, dans un lieu reculé de la Drôme provençale, nous avons pu confronter notre prototype à des lunettes de très haut de gamme de 150mm de diamètre. Leur champ extrêmement bien corrigé et leur superbe qualité optique en font des étalons de premier choix quand on vise l’excellence. Équipé d’un Paracorr, le SkyVision tirait bien son jeu quant à la correction en bord de champ, les étoiles restent bien ponctuelles sur toute l’image. Le test ultime a été la balade sur les dentelles du Cygne, bien sûr la vision dans la grande lunette était magnifique, mais le passage dans le SkyVision 320 collait littéralement tous les testeurs à son oculaire. Les détails des dentelles en vison directe sont absolument somptueux, on peut suivre les divers filaments et en apprécier leurs entrelacements, un moment de pur bonheur où on oublie la technique et les lois optiques. Et pourtant ce sont bien les lois optiques qui permettent à un grand miroir de très bonne qualité optique, poli avec un état de surface très doux, qui font que le grand miroir dépasse dans quasiment tous les domaines les excellentes, mais très chères, lunettes apochromatiques.

 


Problématique du grand diamètre

Pour soutenir un miroir de grande qualité, il n’est pas question d’avoir une monture approximative. Si le miroir n’est pas soutenu de manière rigoureuse, le miroir sera déformé (à l’échelle de la longueur d’onde de la lumière) et ne pourra plus donner ce dont il est capable. Les Dobson SkyVision ont été étudiés dans les moindres détails pour permettre de conserver l’excellence de cette forme mais pas seulement. La structure dans son ensemble a été conçue pour un grand confort d’utilisation ainsi qu’une finition parfaite, gage de sérieux, de qualité et de plaisir des yeux.

  •  Le tube serrurier dans son entier a nécessité de longues heures de recherches et de mises au point, sa rigidité est absolument parfaite, alliée à la légèreté et la facilité de mise en place, cela donne la pièce maîtresse du télescope.
  •  La cage secondaire en elle-même est une pièce de mécanique de premier plan. La jonction des deux anneaux par des renforts en composite carbone/aluminium garantit une parfaite tenue de la collimation malgré les changements de température et d’hygrométrie que vous pourrez rencontrer. Les effets diélectriques qui peuvent avoir lieu entre les inserts alu et les tubes carbones, sont parfaitement maîtrisés grâce à l’emploi de colle isolante issue de l’industrie aéronautique.
  • Pour éviter tout effet thermique, les lames de l’araignée sont en inox poli. Le miroir secondaire est collé grâce à un procédé parfaitement maîtrisé, qui nous permet de vous en garantir la solidité mais aussi la parfaite neutralité optique. Vous pouvez aussi apprécier la haute qualité des portes oculaires, premier élément essentiel à une bonne collimation qui vous donnera les meilleures images. – Les tubes eux-mêmes sont attachés en un seul fagot, simplifiant le transport et la mise en place. Nous retrouvons là aussi le carbone que nous avons choisi pour ses très grandes qualités de rigidité et de légèreté.
  • Les fixations hautes et basses sont étudiées pour que les éléments du tube retrouvent leur place au plus près, de manière à limiter les retouches de collimation à chaque remontage.
  • La cage primaire est assemblée avec des procédés qui lui donnent un caractère monobloc apportant une très grande rigidité.
  • Cette partie essentielle contient le barillet primaire, suspendu sur des ressorts puissants ne permettant aucune liberté indésirable, il est fabriqué avec un alliage d’aluminium de première qualité.
  • Le calcul des triangles de flottaison a été fait par des logiciels spécialisés, donnant le meilleur moyen de supporter le miroir sans déformation.
  • Les tourillons de grand diamètre vous permettront des mouvements doux et précis autant manuellement qu’avec les motorisations proposées en option.

Une question importante se pose dès que l’on veut utiliser un télescope de grand diamètre, la mise en température du miroir qui permet d’obtenir le meilleur de l’optique. Il peut se passer plusieurs heures avant que l’image ne soit parfaite suivant les conditions de température de la nuit ainsi que les conditions dans lesquelles le télescope est stocké la journée. Il devient alors nécessaire d’utiliser un ventilateur qui accélère les échanges thermiques, mais pas n’importe comment. Nous avons eu l’idée d’utiliser « l’effet Coanda », bien connu des thermiciens et des spécialistes du traitement de l’air dans les locaux publics. Cet effet consiste à créer un courant d’air qui va circuler dans un volume quasi clos en suivant les angles droits des jonctions des parois sans faire de turbulence. Cela permet, dans le domaine qui nous intéresse, de pouvoir faire passer un flux d’air sur la surface du miroir de manière très laminaire pour pouvoir utiliser de façon optimale le miroir même avant la fin de sa mise en température. De plus, grâce au très bon rendement du à l’absence de turbulences de caisse, la mise en température sera très rapide.
Le positionnement du ventilateur dans la caisse primaire et le réglage de son flux est déterminant, nous avons passé de nombreuses heures d’expérimentation pour permettre de trouver les bons réglages qui donnent un avantage décisif aux télescopes SkyVision dans ce domaine. Ils seront les premiers à donner le meilleur sur le terrain, nous nous devions d’optimiser tous les détails qui permettent d’exploiter toutes leurs qualités au plus tôt.

 

Les différentes formules optiques

Newton:

C’est un des instruments le plus répandu, sa conception est l’une des plus simples. Un miroir parabolique renvoie l’image vers l’avant du tube et le faisceau lumineux est recourbé par un petit miroir plan situé avant le foyer du primaire.

Cet instrument convient plus particulièrement à l’observation des objets du ciel profond quand les rapport F/D sont inférieurs à 5.

 Cassegrain:

Le cassegrain est un instrument polyvalent, puisqu’il peut être utilisé en combinaison Newton ou cassegrain, pour passer d’une combinaison à l’autre il suffit d’intervertir les miroirs secondaires, en remplaçant le secondaire plan par un miroir convexe hyperbolique, le rapport de grandissement du miroir primaire peut être multiplié par 3, 4, 5 ou même 6 suivant les cas. On dispose à ce moment-là d’un instrument de très longue focale, particulièrement intéressant pour l’observation planétaire et pour l’imagerie haute résolution.

 Chambre de Schmidt:

 Cet instrument ne peut être utilisé qu’en photographie, il peut être considéré comme un super téléobjectif. Ce sont en général des instruments très ouverts : rapport F/D 2,5 à 1,5. Ils offrent comme avantages un grand champ, une très grande finesse d’image et une grande luminosité.

 Schmidt cassegrain:

Le Schmidt cassegrain est un panachage du cassegrain et de la chambre de Schmidt, le miroir primaire et le miroir secondaire sont sphérique, c’est la lame de fermeture, placée à l’avant du tube qui est corrigée pour permettre à toute la configuration d’être exempte d’aberration.

 Dall kirkam:

 C’est un dérivé du cassegrain, plus simple à faire pour l’opticien, car les surfaces restent proches de la sphère. Par contre on ne peut l’utiliser qu’au foyer cassegrain. Le miroir primaire est elliptique, c’est à dire que la déformation de la surface se trouve entre la sphère et la parabole, le secondaire convexe est sphérique.

Quelques liens pour en savoir plus sur la fabrication de miroir pour télescope d’amateur :

– http://www.astrosurf.com/d_bergeron/astronomie/Bibliotheque/fabrication_miroir_telescope/fabrication_miroir.htm

– http://astronomie-astrophotographie.fr/Projet-2014-MIROIRS.html

Pour la théorie :

– http://serge.bertorello.free.fr/math/formulaire/formoptique.html

http://www.astrosurf.com/texereau/chapitre8.pdf

 

Chez SkyVision nous avons l’exigence de ce qui se fait de mieux pour nos clients.

Depuis de nombreuses années, le développement et la production de structures de télescopes innovants, haut de gamme et esthétiques vous le prouvent à chaque nuit d’observation que vous passez sous les étoiles.

Dans le but d’assurer un contrôle parfait sur toute la chaîne de fabrication et de vous garantir les meilleurs délais, nous produisons dès à présent dans nos ateliers l’ensemble des optiques qui équipent nos télescopes, avec les mêmes exigences de qualité et de sérieux qui caractérisent l’ensemble de notre production.

Notre atelier d’optique attenant à nos ateliers de fabrication mécanique est complet et équipé des meilleurs outils. Notre équipe de spécialistes est ainsi à même de délivrer des optiques aussi bien à destination du monde professionnel que du monde de l’astronomie amateur.

Nos techniciens formés par les spécialistes de l’optique professionnelle proposent un produit parfaitement fini, répondant aux meilleurs critères, avec une qualité garantie, constante et dans des délais définis et respectés.

Nous croisons tous nos contrôles et tests optiques avec différents outils de mesure afin d’éviter tout biais lié éventuellement à l’instrumentation ou à l’opérateur.

L’atelier SkyVision est équipé de machines de polissage professionnelles offrant 5 postes de polissage jusqu’à 600mm de capacité.
Une machine de 800mm de capacité est maintenant en place tout récemment.

Les outils utilisés nous permettent de vous proposer des optiques au meilleur rapport qualité prix / performance :

  • Foucault
  • Foucault vidéo
  • Lame de phase
  • Loupe binoculaire
  • Microscope pour mesure de rugosité de surface
  • Boite à franges
  • Shack Hartman

Notre atelier est équipé d’un banc de contrôle de 6m sur isolateurs anti-vibrations.

Microscope permettant la mesure de rugosité. (Les optiques SkyVision présentent une très basse rugosité.)

Quel que soit le diamètre vous êtes assuré d’avoir une qualité optique, tant du point de vue du micro-mamelonnage que de la forme globale.

Nos opticiens vous garantissent leur travail, nul besoin d’envisager de reprendre le miroir plus tard. Il donnera d’emblée tout son potentiel sous un bon ciel et dans une bonne mécanique.

Dans un télescope SkyVision les images seront plus nettes et plus contrastées; l
e test sur le ciel vous le prouvera, nous nous y engageons.


En ciel profond, cette très faible diffusion garantit un ciel très noir et un contraste maximal sur les objets les plus faibles.

Reprise d’un traitement de surface

Notre atelier d’optique peut retraiter vos optiques jusqu’à 700mm de diamètre et 50 kg maximum que vous soyez astronomes amateurs ou professionnels.

Cela comprend en fonction des besoins : l’aluminure (couche de réflexion) par différents types de dépôts métalliques et le repolissage si la surface est imparfaite*.

Nous proposons différents traitements:

– Aluminium protégé (R=92%)

– Aluminium Haute Réflectivité (R>96%)

– Chrome

– Or (R>98% dans l’IR)

– Argent protégé

Le traitement est garantie par SV et les délais sont d’environ un mois. (pour les tarifs nous contacter)

 

Exemple d’un contrôle indépendant fait par le laboratoire Airylab

*Les principaux défauts de forme et de surface rencontrés sur les miroirs :

– Les défauts d’abrasion
– Les défauts de forme
– Le zonage
– Les défauts de rugosité => Airylab
– Et d’autres défauts moins communs…

Les engagements SkyVision :

  • Nos optiques sont garanties pour un front d’onde meilleur que 30nm RMS WFE (ou 15 nm RMS en surface mécanique).(Cette valeur correspond à un rapport de Strehl d’au moins 0,90)
  • De plus, il s’agit ici d’une valeur de défaut absolue, et non rapportée à une longueur d’onde, ce qui permet de rester indépendant de la longueur d’onde de l’instrumentation de mesure.
  • Chaque optique est livrée avec un bulletin de contrôle attestant de nos engagements.

 

Constance de la qualité

Les optiques présentent dans les télescopes SkyVision offrent aux utilisateurs avertis, la possibilité, pour un coût raisonnable, d’utiliser un produit parfaitement fini, répondant aux meilleurs critères, et avec une qualité toujours constante. Contrairement aux optiques de grande série, ceux chez SkyVision nous sommes attachés à délivrer des optiques à la rugosité la plus faible qui soit. La diffusion occasionnée par nos miroirs est très basse et le contraste est nettement augmenté par rapport à une optique plus conventionnelle. La conséquence pour l’observateur est directement visible, particulièrement en planétaire, par une absence de diffusion autour du disque. La perception des fins détails est alors beaucoup plus évidente. Un article sur la rugosité des miroirs est paru dans Astrosurf Magazine. (voir article Astro-surf N°66 janv/fev 2014 “La rugosité des miroirs” de F Jabet)Avec les instruments SkyVision, l’utilisateur exploite son instrument à son plein potentiel. Quel que soit le diamètre que vous choisirez chez SkyVision, vous pouvez être assurés d’avoir une qualité optique supérieure à tout ce que vous pourrez trouver chez les grandes marques les plus connues, tant du point de vue du micromamelonnage que de la forme globale. Nos opticiens vous garantissent leur travail, nul besoin d’envisager de reprendre le miroir plus tard, il donnera d’emblée ce qui se fait de mieux. Avec un miroir SkyVision, les images sont plus nettes et plus contrastées.

Les moyens de contrôles des optiques

Loupe binoculaire

Permet de voir les gros incidents de surface, rayures et micro-rayures et permet aussi de faire le suivi au moment du doucissage et de déterminer le changement de grain.

Le suivie du “doucissage”

Dégressivité des grains d’abrasif :

  • Chaque passe doit idéalement enlever la couche perturbée par la passe précédente
  • Pour vérifier, l’opticien examine la surface afin de s’assurer que l ’aspect est homogène, exempt de piqûres et autres défauts laissés par l’abrasif précédent
  • Temps de passe suivant expérience de l’opticien, ou par calcul, ou par essais préalables avant passage à la production en série

Le microscope

Le microscope permet d’aller plus loin que la loupe binoculaire, et permet de savoir si le polissage à été complet, en repérant les derniers petits accidents de surface.

Voici ce que l’ on voit en plaçant l’œil derrière le microscope :

Appareil de Foucault

Le moyen de contrôle le plus connu pour mesurer la forme d’un miroir parabolique est l’appareil de Foucault. Celui-ci permet aussi de voir des défauts de surface de très petites amplitudes, en remplaçant le couteau par une lame de phase.

L’appareil de Foucault permet non seulement de mesurer la surface d’un miroir de télescope, mais aussi d’apprécier visuellement l’état de surface. Son principe de fonctionnement est assez simple, il s’agit de se placer au centre de courbure (double de la focale) du miroir à analyser et d’envoyer une onde lumineuse vers l’optique et après réflexion de la couper avec le couteau.

Le traditionnel appareil de Foucault, toujours présent, facile à mettre en œuvre, donne de “visu” l’aspect de notre miroir, d’un simple coup d’œil de nombreuses choses sont visibles : la forme d’ensemble, les problèmes de bord et le “mamellonnage”, il permet aussi de mesurer l’aberration longitudinale de notre miroir.

 

Voici ce que l’ on voit en plaçant l’œil derrière le couteau de l’ appareil de Foucault. Ce dispositif permet aussi de voir des défauts de surfaces de très petits amplitudes, en remplaçant le couteau par une lame de phase.

Le “mamelonnage”

Le “mamelonnage” est facilement repérable à l’ appareil de Foucault ( à condition d’ avoir une source lumineuse assez puissante), il se présente sous forme d’irrégularités sur la surface du miroir.

 

Contraste de phase

Le contraste de phase est effectuée à l’aide d’un appareil de Foucault dont on a changé le biseau par une lame de phase.

 Considérons un point P du miroir (figure 1) . L’onde lumineuse issue de celui-ci peut être décomposée en deux : une composante due à la réflexion du miroir (trait gras), une autre due à la diffusion par diffraction sur les défauts du type micromamelonnage (en pointillés). La diffusion s’effectue dans un angle solide relativement important (cône en pointillé) alors que la réflexion s’effectue selon la loi de Descartes. La composante de réflexion a une intensité bien plus importante que celle de la diffusion et est déphasée par rapport à cette dernière de lambda/4. La lame de phase a deux effets sur la composante de réflexion : elle atténue considérablement son intensité de manière à la ramener dans l’ordre de grandeur de l’intensité de la diffusion (quelques millièmes de la composante réfléchie), et elle la déphase de lambda/4.

Ce que l’on voit au contraste de phase

Interférométrie, Shack Hartman

Principe du Shack Hartmann :

Principe

 

Cas d’un miroir parfait

 

Cas d’un miroir ayant des défauts

 

 

Pour en savoir plus : Alcor System

 

Analyse par “résultat modal”

Z1,Z2 = tilt : réglage Orientation des différents Composants optiques
Z3 = mise au point
Z4,Z5 = astigmatisme sur 2 axes à 45°
Z6,Z7 = coma, réglage du Composant optique
Z8 = aberration de sphéricité
Z9,Z10 = trefoil
Z11,Z12 = astigmatisme de Second ordre
Z13,Z14 = tetrafoil
Z15,Z16 = trefoil
Z17,Z18 = coma
Z19 = 5 th Sphérique
Z25 = 7th sphérique
Z26,Z27 = quadrafoil
Z36 = 9th sphérique

Les polynômes de Zernike

 

Analyse du résultat zonal

La visualisation de la surface optique en couleur permet de repérer les axes d’astigmatisme, les zones en couronne et les bords rabattus.

 

 

Données techniques :

Object : OU4 (Nébuleuse planaitere)
Nom commun : The Squid nebulae
Date : images du 11-07-2015 au 7-08-2015
Optics : Newton SV400 F3,8
Mount : Paramount ME Numéro-1
Location : Orange observatory
Seeing : FWhm de 1.88 à 3.57
Ccd : Moravian G4
filter wheel : Moravian
filters : Astrodon
Ha OIII3nm + RVB
Focuser :Atlas
Guiding : Atik 314L+
Temp. out : T° de +11 à +28
Temp ccd : -25° à -20°Total exposure : 42h00
tout en binning 1×1
Ha 138 x 10mn
OIII 107 x 10 mn
RVB 13 x 1′ x 3Acquisitions : Maxpilote
tri : Maxselector
Prétraitement : Pixinsight
Traitement Pixinsight et Photoshop
OU4 (Nébuleuse planétaire trouvée par Nicolas Outters) (article dans l’Est Républicain ) Plus de détail
Données techniques :
Object : IC1848
Nom commun : Foetus nebulae
Date : images du 31-10-2014 au 02-11-2014
Optics : Miroir Skyvision Newton SV400 F3,8
Mount : Paramount ME Numéro-1
Location : Orange observatory
Ccd : Moravian G4
filter wheel : Moravian
filters : Astrodon
SII Ha OIII
Focuser :Atlas
Guiding : Atik 314L+
Temp. out : de 6° à 10°
Temp ccd : -25°Total exposure : 6h40
tout en binning 1×1
Ha : 17 poses de 10′
o3 :12 poses de 10′
s2 : 12 poses de 10′
IC1848 – Nébuleuse  de l’Ame (N Outters) Plus de détail
Données techniques :

Object : les dentelles du Cygne
Nom commun : Pickering nebulae
Date : images du 25/08 au 10/09 2015
Optics : Miroir Skyvision Newton SV400 F3,8
Mount : Paramount ME Numéro 1
Location : Orange observatory
Seeing : FWhm de 1.98 à 3.57
Ccd : Moravian G4
filter wheel : Moravian
filters : Astrodon Ha OIII3nm + RVB
Focuser :Atlas
Guiding : Atik 314L+
Temp. out : T° de +06 à +25
Temp ccd : -25°  à -20°
Total exposure : 29h
tout en binning 1×1
Ha 79 x 10mn
OIII 92 x 10 mn
RVB  15 x 1′ x 3
 Nébuleuse “Pickering” les dentelles du Cygne (N Outters)  Plus de détail

 

Un grand merci à Nicolas Outters pour toutes ces belles images